Les négociations "n'ont pas abouti et elles n'aboutiront pas". La  responsable élections du Parti communiste français (PCF), Lydie Benoît, l'a annoncé vendredi 18 mai, "aucun accord national n'a été trouvé" avec le Parti socialiste (PS) et Europe Ecologie-Les Verts (EELV) pour les législatives. La gauche prônait pourtant l'union dans les circonscriptions où il y a un risque d'élimination au premier tour à cause du Front national. Du côté du Parti de gauche, autre composante du Front de gauche, le constat est le même : pas d'accord. FTVi revient sur les éléments qui ont bloqué les négociations.

• Le Parti de gauche refuse "le diktat" du PS

"On demandait, nous, Parti de gauche, d'avoir une circonscription gagnable dans cet accord, a expliqué le secrétaire national du Parti de gauche, Eric Coquerel. Ça nous a toujours été refusé, quelle que soit la proposition que nous faisions. Ce n'est plus un accord, c'est un diktat. Or ce n'est pas notre style."

S'appuyant sur le résultat de leur candidat à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon (11,1%), le parti souhaite un groupe "puissant" à l'Assemblée. Mais faute de "bouclier anti-droites", le Parti de gauche a choisi de se retirer de la première circonscription de l'Aube et la septième de Moselle. "Manifestement le PS, avec l'appui d'EELV, fait passer sa volonté d'être seul majoritaire à l'Assemblée nationale", estime Eric Coquerel.

• Les communistes ne cèdent pas aux socialistes

Pour Lydie Benoît, l'effort demandé au PCF dans le cadre de cet accord était trop contraignant. "On se retirait dans 13 circonscriptions sur 29, donc c'était un beau geste", a-t-elle indiqué. Or "le PS a trouvé que c'était insuffisant au total, car il voulait négocier sur davantage de circonscriptions". En début de semaine, le Parti socialiste tablait plutôt sur un chiffre de l'ordre de 55. 

• Une répartition à faire entre PCF et Parti de gauche

Reste à savoir comment les deux partis d'extrême gauche vont se répartir les circonscriptions au sein de leur rassemblement. Or, là aussi, selon Lydie Benoît, "dans la répartition au sein du Front de gauche, il n'y avait pas d'accord entre le PCF et le Parti de gauche".

 Les candidatures doivent être déposées avant 18 heures vendredi. "Il est donc un peu tard pour négocier des accords locaux", estime David Cormant, chargé des élections à EELV.

 

FTVi avec AFP

 

Source http://www.francetv.fr/info/legislatives-le-front-de-gauche-dit-non-aux-accords-avec-le-ps-et-eelv_96605.html